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Extrait du corrigé : Les enfants même sont éduqués plus tôt à la connaissance du sentiment amoureux que de la sexualité, par le biais des contes notamment. L'amour est valorisé culturellement, on l'attend et on met en scène cette attente : rien de commun avec ce qui est impliqué par un mécanisme purement pulsionnel. Toutefois l'institutionnalisation qui accompagne éventuellement le sentiment amoureux (le mariage, la vie de famille) ne doit pas voiler qu'à sa source l'amour ne paraît pas construit, décidé, et qu'il demeure en son éclosion incompris. Ce n'est pas parce que la culture s'accommode et organise éventuellement l'amour que celui-ci ne transcende pas la culture. Les caractères sexuels secondaires se plient ainsi à la culture mais celle-ci ne fait que les mettre en scène et ne les crée pas par exemple les femmes se maquillent, soulignant leurs lèvres au rouge, mais la culture ne créer pas l'importance des lèvres, elle ne fait que l'utiliser. L'amour n'est donc pas tant une donnée culturelle qu'un fait accueilli dans la culture. III- L'amour comme désir. Cependant nous n'avons pas épuisé les solutions possibles : l'alternative pulsion naturelle-donnée culturelle est insatisfaisante. L'amour est bien plus proche du désir : il vise un objet qui tout en le remplissant l'attise ; le sentiment amoureux n'est pas comblé lorsqu'il est réciproque à la manière dont la pulsion est comblé, tandis que la pulsion s'éteint, l'amour lui se renforce de sa propre satisfaction. L'amour est donc une variante du désir, qui permet de penser l'inclusion d'une certaine négativité propre à l'amour comme l'attente et l'absence de l'autre.
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